Le Graffeur Iggy s’installe dans nos murs

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Dans le cadre de ses actions culturelles, la Communauté de communes Cère et Goul en Carladès accueille entre le 18 et le 23 avril 2016, le graffeur clermontois Iggy. Durant toute cette semaine, l’artiste initie 8 jeunes du Carladès au graff, dans le cadre d’un stage proposé à ces adolescents par l’association Croqu’vacances. Iggy réalise également une fresque professionnelle sur les murs du gymnase de Vic-sur-Cère.

Cette résidence de l’artiste Iggy sur le territoire de la communauté de communes Cère et Goul constitue un préalable du Festival du 10 ème Art organisé par l’association aurillacoise « Session Libre », association née de la rencontre entre une génération de « skateurs » cantaliens, d’un groupe de pratiquants de rollers ainsi que de passionnés du mouvement hip hop, de musique, de photo, d’informatique… « SESSION LIBRE », cultures urbaines, fondée en 1989, a pour vocation l’intégration sociale des pratiques culturelles urbaines.affiche festival

Depuis près d’une semaine maintenant Iggy, perché sur son échafaudage, progresse rapidement dans la réalisation de la fresque et le corps dénudé (mais recouvert d’un drap !) d’une jeune femme apparaît peu à peu sur un fond mauve et bleu, sous l’œil curieux des promeneurs nombreux qui prennent plaisir à passer quotidiennement pour voir l’avancement du travail de l’artiste. DSCN1054Celui-ci se prête volontiers au jeu des questions-réponses ainsi que le vicois Vincent Piétri, membre de l’association « Session Libre » souvent présent sur le chantier, notamment aux côtés des graffeurs en herbe.

Les regards portés par les passants sont parfois perplexes mais toujours intéressés et bienveillants. Les photographes de passage s’en donnent à cœur joie et de nombreuses images circulent sur les réseaux sociaux.

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Stage Croqu’ Vacances

Puisqu’il s’agit aussi de mêler démonstration et transmission, ce sont huit jeunes qui ont pu bénéficier d’une initiation au graff durant plusieurs après-midis de la semaine. Ils ont d’abord réfléchi au sujet de leur dessin. Une fois leur choix arrêté, ils ont réalisé des croquis puis se sont rendus sur place.DSCN1056

Leurs œuvres prennent place sur le mur du gymnase côté piscine municipale. L’artiste Iggy les a aidés à transférer leurs ébauches sur le mur pour un premier dessin qu’il a ensuite fallu mettre en peinture au pinceau et à la bombe.

Chaque tableau est signé en lettres graffitis par ses auteurs.

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Quant à l’œuvre professionnelle réalisée pendant cette semaine, elle aura nécessité une cinquantaine d’heures de travail, 20 litres de peinture, une centaine de bombes … 10 litres de café (les artistes sont restés évasifs sur la quantité de bière).

Cette œuvre sera inaugurée samedi 23 avril lors d’un événement autour des cultures urbaines. La communauté de communes, Session libre et Là Sauce donnent rendez-vous à 17 heures. Au programme, finalisation de l’œuvre en direct, musique et vernissage. A 18 heures, le groupe de hip-hop « L’épicerie » clôturera l’événement par un concert aux sonorités jazz. Jeune formation clermontoise, « L’épicerie » réunit MCs et saxophoniste pour un hip-hop aux textes fédérateurs et aux mélodies entraînantes.

« À la bombe, au stylo, au crayon à bois ou à peinture… les graffeurs sont les peintres d’un art urbain, né de et dans la rue, qui, après avoir fait le trottoir, fait aujourd’hui le mur et entre dans les galeries. Qui de la musique ou du trait est venu le premier ? Qu’importe, la « street culture » est née sur le pavé. Le son sur le trottoir, le dessin sur les murs. »